Si l'on considère que l'orgasme est l'équivalent d'une sorte de crise cérébrale provoquée par une surcharge de sensations mentales et physiques, l'anorgasmie est le déficit de ces phénomènes et l'absence de jouissance.
 
Ce trouble peut concerner les hommes et les femmes, il peut avoir toujours eu lieu (anorgasmie primaire) ou s'être mis en place ultérieurement ou dans certaines circonstances (anorgasmie secondaire).

 
Toutes les femmes ne sont pas capables d'éprouver un orgasme intra-vaginal alors même qu'elles ont un orgasme lors de l'auto-érotisation ou lors de caresses clitoridiennes.
 
 
L'absence de cet orgasme considéré comme plus profond et plus complet est un motif fréquent de consultation, l'orgasme clitoridien étant qualifié de plus superficiel généralement.

 
L'invisibilité du symptôme et la recherche d'une sensation parfois jamais encore éprouvée compliquent le diagnostic et le processus thérapeutiques.
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  • Une stimulation sexuelle inadéquate par un partenaire débutant, impatient ou maladroit
  • Une sensualité archaïque féminine peu développée : la découverte de l'auto-érotisme lors de l'adolescence de la jeune fille ne s'est pas
déployée (éducation culpabilisante, famille peu tournée vers la tendresse et l'intimité, libido faible au départ)
  • Des suites de traumatismes physiques ou psychiques (attouchements, viols, incestes, problèmes de santé, deuils, dépression)
  • Un manque de confiance en soi
  • Un manque d'estime de soi
  • La mésentente de couple : inadaptation érotique, surmenage, carrière, grossesse, suites d'accouchement, conflits
  • Des douleurs lors des rapports : vaginisme, dyspareunie, problèmes de santé, ménopause, sécheresse vaginale
  • Une absence de désir et de libido
  • Une éjaculation précoce ou une dysérection du partenaire
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Le sexothérapeute va d'abord analyser le déroulement et la forme de la stimulation lors d'un rapport amoureux. Y a-t-il une forme de désir et de plaisir lors des préliminaires ? S'éteignent-ils brutalement lors du coït ?

Dans quelle mesure le savoir-faire du partenaire entre-t-il en ligne de compte ? Est-il un bon amant capable d'éveiller la sensualité de sa compagne ? Existe-t-il un vécu amoureux et une cohésion dans le couple ?

Le travail sexologique va amener la femme a apprendre à conquérir ou reconquérir son corps aussi bien dans l'éveil des sens que dans la coquetterie et la valorisation de sa féminité. Elle devra également se convaincre qu'elle est autonome et responsable de ses sensations, de sa sexualité, de ses orgasmes et que l'homme n'est pas là pour tout assumer et lui apporter une jouissance « sur un plateau ».

Parfois une approche psychothérapique sera la bienvenue, surtout si la personne se révèle souffrir d'inhibitions profondes ou d'une personnalité névrotique.

Le partenaire sera initié à un savoir-faire amoureux et érotique plus convaincant. S'il est débutant, timide, passif, si la sexualité l'intéresse moins que les matchs de football ou de tennis, il devra s'atteler à un profond changement s'il souhaite venir en aide à sa femme et à son couple.