Dans ses manifestations physiologiques le vaginisme correspond à une contraction réflexe des muscles releveurs de l'anus lors de toute initiative de pénétration vaginale : par le pénis, le doigt, le tampon hygiénique, le spéculum du gynécologue. Il s'agit d'un réflexe puissant et la plupart du temps d'ordre psychologique.
 
 
Les spasmes rendent infranchissable la musculature du bassin et une attitude de fuite, de défense et de panique s'installe rapidement chez la personne concernée.
 
 
Elle panique, se crispe, repousse « l'intrus » qui parvient au contact de la vulve, c'est la zone « interdite au toucher ».


La pénétration est perçue inconsciemment comme un acte qui va transpercer le sexe.
 

Cette phobie de la pénétration est dite « primaire » lorsqu'elle a lieu dans neuf cas sur dix lors des tentatives de coït et cela dès les premiers rapports sexuels.

Elle est appelée « secondaire » lorsqu'elle s'installe à la suite d'une agression sexuelle, d'une peur inconsciente de la grossesse, à la reprise prématurée de rapports sexuels après un accouchement ou encore en raison d'une dyspareunie (douleurs lors du coït) mal traitée.
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Il s'agit la plupart du temps de causes d'origines psychologiques qui correspondent à une peur voire une phobie du pénis liées à une histoire familiale, une éducation rigide, des traumatismes, des expériences douloureuses.

Les stimulations de la zone de la vulve sont reliées à un risque de souffrance et vont immédiatement provoquer la fermeture.
 
Le vaginisme est provoqué par une amplification inconsciente et irréfléchie d'un traumatisme confidentiel qui aura une conséquence sur le comportement, l'imagination et le passage à l'acte sexuel.
 
Un authentique travail psychothérapique nécessite d'être mis en place. Moins de 20% des cas sont incurables.
 
Le vaginisme rend la sexualité « pénétrante » impossible et confère rapidement aux tentatives sexuelles du partenaire un aspect contraignant, repoussant et extrêmement négatif. Un homme débutant en matière érotique va rapidement perdre toute confiance,
douter de lui, douter de l'amour que lui témoigne sa compagne et finalement renoncer.

La frustration, l'impuissance devant le problème, l'incompréhension éventuelle du partenaire va générer chez la femme anxiété et sentiment d'anormalité.

Cependant si le couple parvient à dépasser cette non-pénétration, les partenaires vont se satisfaire de ce type de sexualité et même éprouver du plaisir et des orgasmes. En effet une femme qui souffre de vaginisme peut tout à fait éprouver du plaisir, avoir une lubrification normale et atteindre la jouissance. Elle ne viendra en consultation que pour un motif de désir d'enfant.
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Le traitement a pour finalité de parvenir à maîtriser la peur inconsciente qui va fermer de manière réflexe l'entrée du vagin. Des techniques diverses comme la psychothérapie classique, la relaxation, l'hypnose, le comportementalisme ou encore des injections de toxine botulique (Botox) sont proposées.


Si la femme parvient à toucher elle-même la zone qui lui inspire de l'inquiétude et si elle l'apprivoise, elle sera prête à la participation progressive de l'homme (souvent affectueux et inoffensif) durant les exercices.


Après une absence de pénétration pouvant durer parfois plusieurs années, le partenaire a besoin lui aussi de reprendre confiance en lui, de réanimer une virilité plus pénétrante et plus déterminée durant l'acte amoureux et sexuel.


Une thérapie de couple peut s'avérer salutaire.