Ce terme d'image de soi désigne la représentation mentale qu'un individu se forge de lui-même.
 

A la naissance cette représentation est quasi inexistante, elle se construit au fur et à mesure du développement de l'enfant et est tributaire de sa personnalité, de son environnement, de son éducation.
 

La conscience du corps démarre vers l'âge de quatre ans et évolue de manière importante jusqu'à la puberté.

C'est dans ces périodes que l'enfant réalise qu'il est une personne à part entière et qu'il utilise son nom pour parler de lui. Il va alors s'attribuer des qualificatifs d'aspect et de caractère (grand, gentil, courageux, beau, etc.).
 

L'adolescence, les expériences variées de la vie d'adulte, l'impact des médias, la conformité du corps et du visage dans une société orientée vers le « beau », le « mince » (voire l'ultra-mince), le « jeune » vont poursuivre cette construction.
 

Cette notion subjective qu'est l'image de soi concerne à la fois la représentation que la personne a d'elle au sens propre telle qu'elle se voit dans un miroir ou sur une photographie et la représentation et la résonnance de cette image au sens figuré et parfois fantasmé.
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
L'entourage et notamment la famille et l'école au travers des compliments, des félicitations mais aussi des blâmes ou des critiques vont orienter l'individu vers une image plus ou moins bonne de soi.
 

Il est également plus aisé d'avoir une représentation favorable de soi lorsque l'on correspond aux critères de la société dans laquelle on évolue (« la grande blonde » est mieux prisée que « la petite grosse »  et ces jugements vont faire de profonds dégâts dans l'acceptation de soi de la personne et de l'opinion qu'elle aura d'elle-même.


Image et estime de soi sont deux concepts proches ; cependant si l'image de soi est ce que nous pensons de nous-mêmes sans jugement de valeur, l'estime est plutôt ce que nous apprécions et aimons en nous.
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Dans la plupart des cas, les personnes parviennent à s'accepter telles qu'elles sont, avec leurs qualités et leurs défauts. Il leur arrive d'avoir un trait d'humour sur telle ou telle imperfection physique ou sur un trait de leur caractère qui démontre bien qu'elles se sentent plutôt bien dans leur peau.

Cependant chez certains individus, la focalisation sur une partie de leur corps ou du visage est tellement forte et les empêche tellement de vivre normalement ou de s'investir dans une relation de couple harmonieuse, qu'il devient nécessaire d'entreprendre une prise en charge psychothérapique ou / et de consulter un médecin esthétique ou un chirurgien plasticien.

Si leur demande se révèle appropriée (nez disgracieux, seins inexistants, oreilles fortement décollées, anomalie génitale), la thérapie ou l'acte médical seront la meilleure solution.

Par contre si le problème d'image négative de soi persiste, l'on peut suspecter un trouble dysmorphophobique, c'est-à-dire une préoccupation exagérée voire obsédante qu'une partie du corps ou son ensemble présente une difformité ou une laideur insupportable (taille du pénis, volume des seins, bouche trop épaisse ou pas assez, etc...).