Nous escomptons dans notre imaginaire, dans nos anticipations, un plaisir fort et propulsif, une énergie érotique et sensuelle qui pourrait combler nos peurs et nos doutes.
 
Les psychanalystes disent que l'appétit sexuel et la libido nous renvoient à notre état de nourrisson, à une époque où nous hallucinions notre prochain biberon.
 
Le désir implique un mouvement intérieur pour combler un manque et une énergie forte qui nous permet de mieux nous affirmer, nous réaliser, nous contacter à l'intérieur et tout au fond de notre être.
 
 
Le désir mêle angoisse et plénitude, incertitude et gratification, culpabilité et joie.
 

Le désir amoureux peut se définir comme un élan de convoitise à forte connotation sentimentale. C'est une mentalisation à prédominance émotionnelle liée à des besoins de chaleur, d'intimité, d'affection, de sécurité affective pouvant aller jusqu'à des besoins de fusion importants.
 

Le désir amoureux naît d'un rêve de l'autre. Il demande donc une capacité d'admiration, de fascination, d'émerveillement.
 
 
Il ne demande aucun autre réel, ni la réciprocité. C'est le rêve du « Rêve d'amour » .
 
Le désir érotique satisfait abouti accroît notre sentiment de vivre voire d'exister que l'on pourrait comparer à la joie et au bonheur de l'enfant absorbé par son jeu, à l'artiste en création.

C'est le summum de l'être au monde, de l'intensité du contact avec soi, avec l'autre et avec l'univers tout entier.
 
 
Il peut y avoir une confusion quant à la définition du désir sexuel au féminin. Celui-ci semble avoir été façonné, étranglé, rétréci par des normes imposées et n'avoir droit d'exister qu'en lien avec des concepts tels que le désir de plaire, d'être aimé(e), d'avoir un enfant.


Il arrive que les femmes éprouvent une certaine difficulté à définir leur désir, à le décrire et à l'éprouver. Un désir pour qui, pour quoi, en quel honneur ? Elles vivent leur sexualité comme un tout, où le désir sexuel, le désir de plaire ou d'avoir un enfant, mais aussi l'amour et la relation sexuelle et érotique feraient partie intégrante de ce tout.


Le désir érogène est parfois croisé avec le désir d'enfant : il s'agit-là de la complexité de l'émergence du désir féminin à laquelle les hommes ne comprennent souvent rien ! Les carences éventuelles de l'enfance découragent parfois une femme à avoir des enfants ou pas. Aujourd'hui, faire un enfant est un acte conscient. Les couples renâclent souvent devant cette prise de responsabilité que la contraception moderne permet de différer.


Mais il arrive que la femme désire être enceinte, avoir un enfant de l'homme qu'elle aime. Son désir, s'il est faible généralement et qu'elle est amenée à s'en plaindre, sera accru devant cette volonté farouche et intime. « Ma libido ne fonctionne que lorsque je me dis qu'il va me faire un bébé ! » confie cette patiente de 28 ans.
 
 
L'étymologie du terme « libido » vient du terme quolibet, famille du latin lubet et libet, verbe impersonnel : « il me plaît de », « j'ai envie » d'où libido « désir » en particulier sensuel : libidinus « qui suit son caprice », « passionné », « débauché ». Ad libitum : expression latine « à volonté ».
La libido s'affirme toujours davantage comme un concept quantitatif : elle permet de mesurer les processus et les transformations dans le domaine de l'excitation sexuelle. Sa production, son augmentation et sa diminution, sa répartition et son déplacement nous permettent de mesurer le désir et la pulsion sexuelle.

Elle n'est pas réductible à l'excitation sexuelle somatique mais concerne aussi les aspects émotionnels et psychiques qui s'y rapportent, comme les fantasmes et le plaisir.

Du fait de sa capacité à s'exercer également en dehors du domaine de la sexualité et de l'excitation sensuelle, elle représente une force et une énergie positives bien campées dans la nature de l'humain et orientée vers la conservation de la vie.
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
C'est l'hypersexualité, l'hyperactivité dans le domaine érotique et sensuel, les addictions liées au sexe, qui peuvent dans certains cas entraîner des difficultés dans le couple, des digressions sociales, des assujettissements à certaines fréquences et pratiques sexuelles.

Un examen médical et psychologique permet d'en découvrir les causes et de venir en aide à la personne concernée.
 
 
C'est lorsqu'une sorte d'asexualité s'installe, aucun intérêt aux projets, à l'activité ou à la rencontre sexuels. Cependant il ne s'agit pas de confondre une abstinence sexuelle volontaire et un manque de libido.